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Avril 2018

tourisme - histoire

Les Fontaines Sulfureuses de BILAZAIS

C'est l'instinct de quelques animaux atteints de maladies cutanées, s'y baignant d'eux-mêmes qui aurait engagé" les médecins à en faire l'essai sur l'homme malade.
            Le mérite des eaux de Bilazais qui sont propres à guérir toutes les maladies de la peau a été découvert par M. Linacier, Médecin à Chinon, qui en a informé M. Raulin, médecin célèbre et intendant des Eaux Minérales. Ce dernier a publié un traité où il prouve l'efficacité de ces eaux pour les maladies cutanées, et signale qu'en 1740, seul Bilazais fut épargné par une épidémie qui fit beaucoup de ravages dans la région : "les vapeurs qui s'élèvent de la fontaine peuvent neutraliser des miasmes délétères ou contagieux"

Extraits de l'affiche du Poitou de 1775:
 " - un homme couvert d'ulcères de la tête aux pieds a été guéri radicalement
   - un autre goûteux et lépreux est soulagé
   - un enfant tout scrophuleux et ne marchant qu'avec des béquilles, les y a laissés
   - un enfant attaqué de la teigne est rétabli
- nombreuses guérisons pour les maladies de la peau »

En 1775, M. de Blossac, Intendant de Poitiers, a fait nettoyer la Fontaine et commencer des travaux importants en vue d’y créer un établissement militaire. Mais, par suite de travaux imprudemment conduits, deux courants d’eau commune étant venus se faire jour dans les bassins, les fontaines perdirent tout à coup de leur force, et leurs propriétés furent changées.

En 1820, malgré l’abandon, la malpropreté des fontaines, et le peu de soin des autorités locales, l’activité redémarre dans la région : le nombre de  buveurs étrangers passe de 20 à   50 - 60 en 1822.   200 hl d’eau sont exportés vers Thouars – Saumur – Loudun. Maintien jusqu’à la saison 1828 durant laquelle 3 personnes sont mortes suite à l’abus qu’elles en avaient fait.
            Suivant ordonnance du 18 juin 1822, M. Pascali est nommé inspecteur des eaux de Bilazais mais n’a jamais rempli ses fonctions puisqu’il n’y a pas d’établissement.

Par délibération du 1er juillet 1838, le Conseil Municipal a institué un droit de péage pour les eaux minérales de la fontaine (les habitants de Bilazais sont exemptés) :
                      25 centimes pour un hl d’eau à baigner
                         5 centimes pour 4 litres d’eau à boire

Par délibération du 10 août 1845, le Conseil Municipal déclare être dans l’impossibilité d’élever un établissement convenable et est d’avis de mettre le département en possession des sources et se réserve le droit de laver dans l’un des bassins
            en 1846, sur l’avis du Conseil Général et du conseil d’arrondissement de Bressuire, une commission des eaux de Bilazais a été nommée par M. le Préfet des Deux Sèvres pour étudier l’intérêt de cette source, et a confirmé certains documents entre autres celui adressé par le Préfet Dupin au Ministre de l’intérieur en l’an IX de la première république. M. Malapert, professeur de chimie à l’école de Médecine de Poitiers, et M. Baudin, ingénieur des mines à Nantes, chargés d’analyser ces eaux, constatèrent que les eaux étaient sulfureuses. Cette commission a élaboré un projet qui a été approuvé par le Conseil général à la session de 1847, et qui avait promis d’y consacrer ses premiers fonds disponibles.

              Extrait du mémoire du Dr Morineau lu à la Sté de Médecine dans les séances de juin et août 1850 :
« Autant les eaux de Bilazais sont dangereuses prises inconsidérément autant elles sont précieuses quand elles sont indiquées et administrées à propos. Elles offrent cela de commun, du reste, avec nos médicaments les plus héroîques, l’émétique, l’opium, la strichnine, etc. Ces eaux conviennent principalement dans les dermatoses, les affections scrofuleuses et les rhumatismes chroniques et également efficaces dans quelques cas d’obstruction ou engorgement indolents des viscères, chlorose, etc. .Ces eaux peuvent, dans une foule de circonstances, remplacer celles de Barèges : on les fait chauffer pour les bains »
 «S’il existait là un établissement militaire, nos soldats des départements de l’ouest et du centre de la France ne seraient pas obligés à des déplacements si fatigants pour eux et si onéreux pour le Trésor, car l’hospice d’Oyron est assez vaste pour recevoir facilement 400 lits. Tout ceci est une évidence palpable, et n’a pas besoin ni de démonstration ni de commentaire »

         Des travaux de captation et d’aménagement qui ont dû coûter 10 à 12.000Frs, sont exécutés en 1852 sous la direction de M. Secretain : construction d’un aqueduc à grande captation à grande section de 1,30m x 0,50 pourvu de 10 regards espacés d’environ 14m .
 Le Conseil général se proposait de créer un établissement et votait à la session de 1854, un crédit de 30.000Frs pour l’exécution partielle des constructions projetées. On construisit la piscine en charpente, les escaliers d’accès, et le lavoir communal mais on n’a jamais réalisé la couverture pour la piscine et le petit abri-vestiaire pour les baigneurs.
        Ces travaux de captation ne donnèrent pas les résultats espérés : le débit des sources diminua au point de croire qu’elles étaient épuisées, détournées et perdues. Il n’était plus question de construire mais assurer la captation.

       A partir de 1859, les travaux sont peu importants. En 1892, l’hospice auquel le département accorde la faculté d’exploiter les eaux minérales pour la saison des bains, prend, par jour, plus de 1.200 litres d’eau et parfois 2.400litres. Le 14 août 1892, le Conseil Municipal s’oppose au projet de l’hospice qui envisage de clôturer la Fontaine.
      Depuis le débit des sources diminue et les installations sont de plus en plus délabrées. Le Dr Foucart, médecin de l’hospice d’Oiron et des eaux de Bilazais, estime « qu’elles sont tombées et ne se relèveront pas, donc plus d’intérêt général mais seulement l’intérêt de la commune ».
Le 15  octobre 1903, le débit n’étant que de 0,60litre par minute, M. Pequin, pharmacien chimiste à Niort, membre du Conseil d’Hygiène départemental, n’a pas trouvé de trace appréciable de sulfure et considère cette eau comme dépourvue de propriétés médicinales. En conséquence, dans sa séance du 12 avril 1904, le département a décidé de ne plus faire de travaux à la fontaine qui ne présente plus aucun intérêt au point de vue thermal et laisse le soin à la commune de faire les travaux qu’elle juge convenable pour l’alimentation de son lavoir.
         Suite aux eaux abondantes de l’année 1913, des travaux doivent être réalisés pour 2 à 300 francs, la commune étant sans ressources, une souscription est lancée : tous les chefs de ménage ont participé, et une somme de 37,50Frs a été recueillie. Le Conseil Municipal prie le Préfet de venir en aide pour le reste de la somme.

Arrêté préfectoral du 29 mars 1949 interdisant le puisage

 

 



 

 

 

" Etre libre,ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la libertés des autres."

Nelson Mandela

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