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Novembre 2018

OIRON, il y a 100 ans

1908  - 2008   

OIRON, il y a 100 ans

  J’ai fait la découverte récente dans mes archives, d’un exemplaire de l’Almanach Paroissial de OIRON – BILAZAIS, de l’année 1908, et je ne résiste pas à l’envie d’en extraire quelques informations et quelques passages, pour les livrer à la curiosité et à la réflexion de nos lecteurs et de nos jeunes concitoyens.

 
En préambule, on y lit notamment qu’en cette année bissextile, le Président de la République était M. Armand FALLIERES, que le Maire de Oiron s’appelait M. Noël DUBOIS, son unique adjoint M. Henri GIGON, que celui de BILAZAIS était M. Louis GOUSSET et son adjoint M. Edouard MILLORIT.
 
La population Oironnaise était au nombre de 796 habitants, celle de BILAZAIS de 131 (chiffres sensiblement comparables à ceux de nos jours)
 
On y découvre également que les services publics (ne devrait-on pas dire « services au public ») étaient largement présents.
 
Jugez-en plutôt :
Indépendamment des nombreux commerçants et artisans (plus de 50) rappelés dans le précédent bulletin avec l’aimable collaboration de M. Roger CHAIGNEAU, Maire honoraire, on note la présence permanente :
ü       d’un percepteur (M. MAITRE)
ü       d’un médecin (le Dr PELLETIER) – un 2ème médecin, le Dr PY, s’installera quelques années plus tard (1910) simultanément à la création de la pharmacie
ü       d’un notaire (Me HURSON)
ü       d’une gendarmerie (avec 5 gendarmes et leur famille)
ü       de 3 instituteurs (dont M. PENARTIGE directeur et secrétaire de mairie)
ü       de 5 religieuses gestionnaires de l’hospice (aujourd’hui maison de retraite) sous l’autorité de la Mère supérieure : Sœur Marie de St Bernard
ü       d’une receveuse de la Poste (Melle Estelle VRIGNAUD) et de 3 facteurs résidents
 
A propos de la Poste, dont la fermeture est programmée, il est précisé ceci, littéralement rapporté : « … le bureau de Poste est ouvert tous les jours de 7 heures du matin à midi, et le soir de 2h à 7 heures, excepté les dimanches, les jours de Noël, l’Ascension, l’Assomption, la Toussaint, les lundis de Pâques et de Pentecôte et le 14 juillet. CES JOURS LA, LE BUREAU N’EST OUVERT QUE LE MATIN JUSQU'A 10 heures »…
 
Un rapide calcul permet de constater que cette ouverture représenterait pour la Receveuse, une présence de travail de 63 heures par semaine !
bonjour les 35 heures
 
A noter également qu’en ce qui concerne la pharmacie, au cours de cette période de 100 années, 3 familles seulement (PROUTIERE – JAUNAC & BARGUE) auront été les titulaires de cette officine. Puisse cette stabilité être de bonne augure pour le maintien d’un service oh combien précieux.
 
Le culte quant à lui, était aussi très structuré avec un prêtre (Gustave METAYER), un vicaire (Abbé Joseph GAUTIER affecté plus spécialement au service de la paroisse de BILAZAIS), un conseil de fabrique (genre de conseil d’administration des affaires paroissiales) composé de 7 membres, d’un sacristain (M. Firmin MAGé), de 3 chantres, d’une blanchisseuse (Louise BOISSON), d’une chaisière (Virginie MAGé) et de 5 enfants de chœur.
 
BREF, il y a 100 ans :
ü       une population sédentaire (une majorité d’entr’elle n’avait que ses jambes pour se déplacer)
ü       une population à l’évidence soucieuse des besoins des autres et par conséquent SOLIDAIRE
 
De nos jours :
ü       une population sans cesse en mouvement, avec à son service des moyens multiples de communication, qui pénètrent jusque dans l’intimité de chacun, parfois même à son insu (Internet)
ü       une population par conséquent plus indépendante, plus individualiste, axée sur « le chacun pour soi »
 
ON NE REFAIT PAS L’HISTOIRE,
                                             et selon le proverbe : « Autres temps, autres mœurs »
                  P.F. PIOT, maire honoaire
 
Nota : Puisse l’évocation de tous ces noms, satisfaire l’appétit de ceux de nos jeunes lecteurs qui sont curieux de l’histoire de leur commune. Ils rappelleront à nos ainés (les plus anciens et les autres) des souvenirs précis, et serviront à rafraichir leur mémoire et le temps heureux ou malheureux de leur jeunesse.
Rares en effet, sont les documents officiels de cette époque qui précisent les noms de nos ancêtres locaux et donnent un aperçu du contexte dans lequel ils évoluaient
 

 

" Etre libre,ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la libertés des autres."

Nelson Mandela

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